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Images 2012 a envahi la ville pour un mois

Vernie le 8 septembre, l'exposition emblématique de Vevey ville d'images a envahi les murs et les espaces de la ville, en plus des 5'000 m2 de l'ex-EPA. Les chifres de fréquentation indiquent qu'on pourrait bien dépasser le succès de 2010.
Les expositions sont visibles jusqu'à dimanche 30 septembre 2012, tous les jours de 11h à 19h.


La présence d'Images dans la rue fait que personne ne peut ignorer cette grande manifestation. Veveysans et visiteurs extérieurs croisent du regard, à chaque place et sur nombre de bâtiments des photos surprenantes voire dérangeantes. A la Place Scanavin est présenté le montage photographique étonnant réalisé de la ville de Berne par le photographe japonais Sohei Nishino (présent ci-dessus), une passerelle permettant de l'admirer d'en haut.

Devant un parterre impressionnant réunissant plus de 300 invités du monde entier, le vernissage de l'exposition, samedi 8 septembre 2012, s'est déroulé, pour sa partie officielle, dans les jardins du Château. L'originalité de ce lieu, trop peu souvent exploité malgré sa superbe situation, a apporté une touche supplémentaire au succès de cet événement.

 

 

La suite du vernissage s'est poursuivie par un buffet, également servi à la Place Ste-Claire (ci-dessous à gauche), qui était dédiée à la fête, alors que la cour de la Valsainte (ci-dessous à droite) offrait un rendez-vous musical et gastronomique jusqu'au petit matin.


Directeur artistique d'Images, Stefano Stoll a été unanimement félicité pour la qualité artistique de cette événement (ci-dessus).
Andres Seranno (ci-contre), Président du Jury Photo, a remis personnellement leur 1er prix aux deux vainqueurs.

La vie des expositions  

Avec 64 expositions présentées durant un mois, dont 35 à l'extérieur de l'ex-EPA, la foule des visiteurs est elle aussi bien visible en ville de Vevey. Les groupes sont nombreux à arpenter nos rues, à tous les niveaux de la scolarité et des études.

Durant trois semaines, une cinquantaine d'événements divers permettent de rencontrer directement les différents artistes. C'est ainsi que René Burri (ci-dessus à gauche avec S. Stoll) ...s'est associé à un débat sur le droit d'auteur (son cliché célèbre du Che ne lui a jamais rien rapporté...). A l'ex-EPA a été enregistrée l'émission La Puce à l'Oreille de la TSR, avec comme invité Stefano Stoll et Pascal Legitimus (ci-dessus).


Les visiteurs sont accueillis dès la sortie de la gare par un stand d'Images.

Un vernissage un peu spécial pour le photographe Jean-Daniel Berclaz: le buffet était servi dans le lac, là d'où a été prise la principale photo de son exposition "Musée du point de vue".

L'attraction principale d'Images 2012 est à coup sûr le "photomaton" installé par l'artiste français JR, déjà très en vue lors de l'édition 2010. Cette installation consiste en une cabine photographique dans laquelle s'installe (se couche !) le sujet. Il lui est demandé son nom et son adresse, qui sont stockés à des fins de protection des données.
Ensuite, l'appareil imprime un poster format affiche géante (F4), qui est tiré sur une imprimante installée au 4e étage de l'ex-EPA. Ce document passe ensuite par une fente du plancher et tombe mollement dans un puits jusqu'au pied du bénéficiaire, qui l'attend à la sortie de la cabine photographique.
Cette attraction connaît en permanence une file d'attente d'une heure. Ensuite, les gens peuvent soit laisser leur photo à l'équipe de JR qui la colle sur le bâtiment, soit la garder. Cerains n'hésitent pas à la coller de manière sauvage... mais comme leur nom figure sur le document...!

A gauche, l'affiche vient de sortir de la fente du plafond et descend lentement vers le cobaye. Certaines de ces affiches ont eu la mauvaise idée de s'accrocher aux tuyaux durant la descente !

En bas, les photographiés attendent leur portrait et s'empressent de l'enrouler après l'avoir montré alentours.


Aux photos et dessins s'ajoutent également des objets et des installations. En complément à l'exposition du Musée de l'appareil photographique sur les sténopés (appareils basiques sans optique) a été exposée une "chambre photographique" géante sous la forme d'une caravane appelée "roulotographe".

La ville accueille une dizaine de dessins géants superbes d'Ella & Pitr, dont plusieurs sont même agrémentés d'un cadre photographique dans lequel le visiteur peut se faire croquer.

En sortant de la gare, le visiteur ne peut manquer l'auto-portrait géant réalisé par l'artiste Cindy Sherman, qui participe pour la première fois à un festival photographique, se considérant de fait non comme une photographe mais comme une artiste plasticienne.


Les visages et les têtes ont trouvé des alliés dans le monde végétal. Ci-dessus, une tête s'est construite autour d'un des tilleuls du haut de la Place du Marché, dont les branches font une chevelure originale.

La création la plus ahurissante de cette édition est l'image créée dans l'église Sainte-Claire: ce visage a été réalisé avec du gazon (!), planté sur une tenture et soumis à la projection d'un négatif. Les parties blanches ont laissé passer la lumière et ont donné lieu à la pousse du gazon (sombre), alors que les parties noires du négatif sont restées claires sur l'image finale (gazon sans photosynthèse).

Certains bâtiments ont connu une mutation complète. C'est le cas du Théâtre, qui ne s'est pas contenté de s'accommoder d'une photo géante, mais dont chaque module de verrière ou de porte a été couvert par une photographie d'une partie de muraille de château-fort.

Le 2e sous-sol de l'ex-EPA est entièrement consacré à des expositions surprenantes du groupe zurichois Yello, dont la notoriété a été très grande il y a une vingtaine d'années. Aux expositions photographiques s'ajoutent une dizaine de projections vidéos très novatrices du leader du groupe, Dieter Meier.


La participation du visiteur est possible, que ce soit avec le stand de tir-photo à l'EPA ou devant les décors naïfs au quai Perdonnet.

La plus grande partie des photos géantes exposées en ville est composée des oeuvres du photographe chinois Liu Bolin de sa série Hiding in the City (caché dans la ville). Ces oeuvres illustrent parfaitement le thème général d'Images 2012, jeu entre le premier et le second plan, entre le sujet et le décor. Dans chacune de ces photos, on retrouve Liu Bolin au centre, mais dissimulé et recouvert des couleurs du décor qui l'entoure. Cherchez Charlie !